Dimanche 3 Septembre 2006
Par Rêveuse, Dimanche 3 Septembre 2006 à 18:50 GMT+2 dans AMNESIA
Il se frotte péniblement les yeux pour ne pas qu'on comprenne. Il se noit dans le même silence. Celui que j'ai partagé avec eux. La casserole reflète dans tes yeux, j'ai envie de monter tout en haut avec toi. Je m'enfonce dans le sable.Je ne peux plus me retourner et faire semblant de dormir. Elles connaissent le chemin et se compressent comme des punaises contre la machine. C'est une douleur silencieuse qui puise sa force en lui. Une douleur qui laisse des marques qu'à l'intérieur. Elle ne laissera pas de bleus, il n'y aura pas d'hurlement ni de prières. Juste des larmes. Personne ne remarquera.
Avale et tourne-toi, regarde-moi et dis-moi qu'elle te bouffera pas, dis-moi qu'elle me laissera le temps de te regarder encore, silencieusement, agenouillée par terre comme la petite fille qui attend ses cadeaux au pied du sapin, je sais que tu la vois toi aussi. Sa tête contre mes genoux, sa main crispée à la mienne et son maquillage qui coule. Le masque se retire. Phobie. Le regard inquiet de sa copine m'intimide mais je l'aime bien. Inconnues liées d'une belle amitié.
Serre-moi la main si tu m'entends, ne t'endors pas. Je te jure que tout va bien se passer, les pompiers arrivent.
Les gens jugent et prennent plaisir à coller une étiquette sur les plus faibles. Ceux qui. Encore une qui plonge dans cette merde. Cramponne-toi, le voyage est long. Les réflexions fusent et le public s'agrandi, bande de con y'a rien à voir. La porte se referme mais je reste derrière, mon oreille est collée. J'ai comme besoin de sa main pour avancer. Elle pleure dans mes bras. Direction l'hôpital.
Putain, je suis désolée. On se reverra dans l'autre monde. Derrière ce voile tout est diffèrent.
[Car je suis une cigarette, j'me consume des pieds jusqu'à la tête et je prie pour que ça s'arrête à la dernière allumette, je craque].
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Jeudi 27 Juillet 2006
Par Rêveuse, Jeudi 27 Juillet 2006 à 19:48 GMT+2 dans AMNESIA
Des mots un peu saccadés qui se bousculent rapidement dans ma tête. Les larmes qui se bloquent au fond de mes yeux. Je ne suis pas comme toi. Et pourtant. Je suis comme sur un territoire inconnu, noyée dans la foule.
J'apprends en silence, continue à parler ...
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Dimanche 25 Juin 2006
Par Rêveuse, Dimanche 25 Juin 2006 à 03:30 GMT+2 dans AMNESIA
Je me suis perdue dans ses pensées. J'ai inventé cherché ce qu'elle pouvait bien penser de moi après tout ce temps perdu. Le décors disparaît et les gouttes éclatent contre la vitre. Je reste silencieuse en admirant le spectacle. Clap.
J'ai bien envie de te gerber dessus. Action ou vérité?
Elle m'a laissé plonger et fouiller à l'endroit où je m'étais installée avant. Un gros vide. Je fuis. J'ai laissé place.
Je vous mens mes chers amis en disant que je vais bien.
J'ai ouvert ce classeur poussiéreux en ravivant tous les souvenirs que j'avais enfermé dedans. Aïe.
Un mercurochrome, un bisou. Mercurochrome le pansement des héros. Moment magique. *sourire saccadé*
Ce soir il pleut dans ma chambre. Une averse. On ne se dit rien et on évite de se regarder. Bouche bée. Cette musique atteint toujours son objectif dans le noir.
L'oiseau bat de l'aile avant de s'écraser et personne peut le sauver. Tu ne peux plus comprendre ... Esprit es-tu là?
J'ai envie de m'effacer pendant un long moment en laissant tout derrière moi, juste pour savoir. Ne plus revenir, ne pas prévenir. Même si. Comme une lâche. Portable silencieux.
Des silhouettes se dessinent dans la salle. Un point rouge en haut à gauche qui fait sourire. I wanna shout out.
Il m'a fallu du temps pour apprendre à nager. J'étais toujours dans le dernier groupe. Celui où les enfants coulent souvent et on tendance à boire la tasse. Le moniteur me tendais souvent sa perche pour me sauver.
J'étais mieux sous l'eau même si le chlore pique les yeux. Je flotte. Take me away. Pourquoi tu pleures?
[Depuis que tu es parti tu as laissé ma vie en désordre. Tout ce que je veux c'est un jour de plus. C'est tout ce dont j'ai besoin. C'est un jour de plus avec toi].

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Vendredi 23 Juin 2006
Par Rêveuse, Vendredi 23 Juin 2006 à 18:08 GMT+2 dans AMNESIA
J'ai toujours regardé avec un regard pétillant les personnes qui savent marcher sur un fil. Funambule.
Et puis j'aime bien ce mot.
J'aimerai pouvoir connaître cette sensation du vide sous mes pieds. Je ne voulais pas être chanteuse comme la plupart des petites filles mais acrobate. C'était juste une admiration. Un rêve de petite fille. Je suis trop maladroite pour ce genre de chose. C'est dangereux.
Toute petite, je marchais toujours sur la même barre en regardant droit devant moi, les bras tendus. J'enchaînais les pas. Je n'avais jamais peur de tomber et j'aimais ce regard qui était posé sur moi. Avant.
Le monsieur qui danse sur la mélodie il m'a toujours fait rêver.
La petite fille a grandi et elle sait que son rêve restera visuel. Elle sourit en se souvenant de cette fillette qui tombe et qui se relève en rigolant pour ne pas qu'on se moque d'elle. De toute façon je l'ai fait exprès hein.
Elle souffrait en silence. Toujours. Encore.
Zoom sur des visages. Photos en noir et blanc projetées sur grand écran.
Maintenant je m'emmêle les pieds en marchant et je vis avec la peur du "ça recommence". Les larmes se pressent derrière mes paupières quand je les revois ou quand je passe devant chez eux.
Montre-toi forte, c'est du passé et tu n'y pouvais rien, tu étais trop jeune pour l'aider.
Ta gueule. J'ai vu moi. C'était un film d'horreur. J'étais spectatrice et personne n'a eu le courage de dire "stop". Elle me regarde encore. Elle saigne. Elle subit. Je m'en veux. Passé indélébile.
[Je suis si fatiguée d'être ici, étouffée par mes craintes enfantines. Et si tu dois partir j'aimerais que tu partes tout simplement car l'ombre de ta présence persiste et elle ne me laissera pas en paix]. 
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Jeudi 22 Juin 2006
Par Rêveuse, Jeudi 22 Juin 2006 à 14:35 GMT+2 dans AMNESIA
Je me perds dans les étoiles en jouant avec Elle au ping-pong. Mon humeur en guise de balle. Elle vole et ne touche jamais le sol. Des regards échangés à chaque fin de phrases. Incompréhension. C'est la joie qui l'emporte.
T'as encore gagné. Échec et mate.
Elle ne lâche plus ma main, sinon je tombe. L'alcool agit rapidement sur les gens autour de moi. Ils dansent sans se soucier des regards des gens. Et je me perds aussi dedans.
Elle m'aide à m'envoler en soufflant sur sa main, comme avec une coccinelle qui aurait perdu une aile en route. Je ne refuse rien. Silence. Incapable de dire non. Merci. Je joue dans la cour des grands.
Laisse tomber tu n'arriveras plus à lire, l'encre s'est effacée.
J'aimerai ne plus voir leur regards quand je ne me comporte pas comme eux. Je n'ose pas être moi quand ils sont là. Je me calque dans leur monde pour être oubliée. Ils m'ont enfermé dedans.
Les groupes s'enchaînent et les sourires se ressemblent. On est tous dans le même monde et on laisse la musique nous emporter.
Dans mon coeur ça fait "boum" en suivant le rythme des musiques et l'alcool me donne des frissons dans le dos.
Je m'oublie, j'oublie tout et je me laisse aller.
Les notes escaladent les vertèbres de ma colonne vertébrale et se figent dans mon cou. Elle monte, elle tombe. Happy end.
[Puisque que ma propre arrogance à frapper loin de mes pieds encore une fois. Quand tu sais que je rampe jusqu'à toi aussi vite que je peux. Apprend moi d'abord à marcher et ensuite j'apprendrai à danser pour toi comme le plus honnête des clowns maladroits].
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Mardi 20 Juin 2006
Par Rêveuse, Mardi 20 Juin 2006 à 17:20 GMT+2 dans AMNESIA
Les lettres défilent par ordre alphabétique pour former un mot. Je ne ressens rien. Estomac noué, bouche cousue.
Une pression dans la main quand le mot sonne faux.
Une bouffée de mélancolie que j'écrase calmement entre mes dents. Une bouchée de dégoût et un regard vide qui ne laisse plus rien transparaître. Je vous haie aime haime tous.
J'efface les suppositions imaginaires de cette journée tant attendue. Ils m'en veulent et c'est ce que je voulais. J'organise et je m'éclipse à la dernière minute.
Quelle conne. Mais demain on sera tous là.
Je ne dois rien oublier mais le temps balaie tout sur son passage.
Les réflexions fusent et forment un cocon dans un coin de ma tête. Je mâche comme une gamine capricieuse, écoeurée par toutes formes de gentillesse pitié.
Vomie-toi dessus, les gens n'en ont rien à foutre.
Bien cachée pour fumer. Bien seule pour pleurer. Putain de vertiges qui ne me lâchent pas.
L'alcool prend son temps pour voyager. Un voyage sans fin faim. On s'envole dans des directions opposées. Je crois que je ne peux plus faire le chemin en sens inverse. Trop épuisée. Une autre gorgée. La quête du malheur. Elle s'est envolée pour ne plus souffrir. Je me suis bien trompée. Les journées se ressemblent et je me mords les lèvres pour ne pas craquer devant eux. Je m'ennuie. Je suis faible.
Peut-être qu'un jour. Nan, tu peux toujours rêver.
[Je me sens toujours pareil bien que tout ait changé. Je paie le prix de ma douleur. Je me sens perdu dans mon propre nom]. 
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Samedi 17 Juin 2006
Par Rêveuse, Samedi 17 Juin 2006 à 03:48 GMT+2 dans AMNESIA
Il est tard mais je ne trouve pas le sommeil. Les larmes ont envie de fuguer et de clapoter sur le clavier. Mais je ne les laisserai pas. Même si je trouve ça jolie. Je suis devenue plus forte qu'eux et je les maîtrise même assez bien. Je n'arrive pas encore totalement à les transformer.
Tu penses que tu pourras m'apprendre, le jour où on sera assez près pour que je puisse poser timidement ma tête sur ton épaule?
J'augmente le son d'un cran à chaque phrase achevée. Les chansons tournent et ne se répètent pas.
La fin d'une histoire et le début d'une autre. C'est comme ça maintenant. Tout se mélange et j'ai peur.
On m'a conseillé de crever l'abcès alors comme une bonne élève j'exécute sans contester et avec le sourire s'il vous plaît. Avec ma petite aiguille je viens percer cette bulle de silence qui s'est aplatie sur le sol. Moment fatidique.
Je la vois assise par terre, le regard un peu perdu sur le monde, baignant dans une flaque de larmes. Mais avec un sourire qui me donne presque envie de tout arrêter. Je lui chuchote des mots qui n'arrivent pas à atteindre ses oreilles. J'aimerai savoir si elle est heureuse ou pas.
Elle a tellement changé. Elle est à la fois grande et petite. Elle ne me voit pas et pourtant. Ma tête fait plok.
Je t'aime comme j'ai toujours rêvé de pouvoir aimer une petite soeur.
Mes yeux pétillent et font de mes mots des mots flous mais sincères. Je sais écrire mais je ne sais pas parler. On a laissé le silence nous séparer mais moi je vais l'écraser en sautant dessus à pieds joints avec plaisir. Comme sur un trampoline mais avec les chaussures pour qu'il souffre.
J'ai envie de t'appeler ma puce pour la première fois et de te dire je t'aime comme avant.
Finalement je laisse mes larmes s'échapper et composer les phrases à ma place. Je ne suis pas aussi forte que ça mais je reste cette petite fille qui a besoin de donner tout l'amour qu'elle a longuement réclamé. Je t'aime ma puce.
Je ne l'appellerais pas par son prénom car je suis une amoureuse de la magie mais je peux juste dire que c'est un ange qui m'a ouvert gentiment les portes du bonheur. Une demoiselle qu'on a envie de protéger et qui sait dire je t'aime comme personne d'autre. Elle m'a prouvé que la vie était belle en entrant dans ma vie.
[Je te guiderai dans le noir mais je me perdrai si tu pars. J'ai plus le coeur à faire semblant alors prends la main que je te tends. Je suis prêt maintenant]. 
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Vendredi 16 Juin 2006
Par Rêveuse, Vendredi 16 Juin 2006 à 19:20 GMT+2 dans AMNESIA
Les sourires se défilent inlassablement mais elle me fait retrouver le mien d'un simple claquement de doigt. Ding.
Elle a un côté magique qui rend ses mots adorables.
Tu ne dois pas pleurer parce qu'une chose est finie mais sourire parce qu'elle a eu lieu. D'accord m'dame.
Ses larmes inondent la maison et me narguent en passant sous la porte close. Ça me chatouille les pieds. Je passe la serpillière pour ne pas laisser de trace du crime.
Encore une fois, on oubliera tout et j'échapperai de peu à la noyade. Et tu ne m'applaudiras pas.
Comme un trait sur le passé. Mes dernières forces.
Les enfants passent devant moi en courant avec leurs cartables énormes sur le dos. Ils s'amusent à vivre.
La maladie emporte progressivement le monsieur au grand sourire. Son état se dégrade de jour en jour et tout ce que je peux faire c'est continuer à lui dire bonjour et lui rendre service le plus possible. Bisou rempli d'émotion.
Il a toujours était là pour ma famille quand. C'est un grand monsieur. Un homme que je respecterai toujours.
Je cours au rythme de la musique. La place est bondée. Ma respiration ne suit pas et les gens poussent parce qu'ils sont préssés. Ils me font mal rire.
J'ai jamais voulu t'dire je t'aime. Quand c'est pas vrai c'est pas la peine. Laisse-moi un peu de temps. Tu sauras un jour qui je suis vraiment, toute la place que tu prends.
Je garde le sourire en espérant que tous mes doutes disparaîtront rapidement. Ça a fait boum quand je suis tombée. J'ai vu son sourire et j'ai oublié la douleur.
[Trop tard pour se cacher. Trop crevé pour s'en faire. Prends ce que tu as appris et oublie le reste. Garde l'image que tu as de ce qu'il reste de moi]. 
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Mercredi 14 Juin 2006
Par Rêveuse, Mercredi 14 Juin 2006 à 19:18 GMT+2 dans AMNESIA
Je pensais pas que ça ferait aussi mal la distance. Mes jambes m'ont lâché bêtement sous son regard réprobateur. Je suis épuisée et mon ventre tape à la porte gueule.
Tu te rappelles quand on passé nos soirées sous ton palier en essayant de trouver chaque jour des nouveaux jeux?
La taupe. J'ai plein de souvenirs qui reviennent et j'ai bien envie de cocher les jours jusqu'à mes 18 ans. Juste pour revoir le monsieur au 1m93. Mais ça reste impossible.
C'était bien le seul que je connaisse à avoir acheté les chaussures avec des roues en dessous.
Même que finalement il n'allait pas à la vitesse d'une fusée et il ne pouvait pas voler non plus. Mais par contre il faisait un boucan assez amusant. Putain de pub. Ils t'ont menti.
On était trop jeunes pour comprendre les adieux et j'étais trop insouciante pour te dire que je t'adorais je t'aimais je tenais tout simplement à toi. A tout à l'heure alors.
Hallelujah. Mon sourire fonctionne avec des piles et là c'est batterie pleine malgré la fatigue.
Je fuis son regard en l'écoutant sagement parler jusqu'à 3h du matin. La tête figé au premier étage. Elle chuchote et m'aide à me souvenir. Nostalgique.
Je marche sur tes pas et un jour je serais assez près pour te tendre la main. Et tu l'attraperas ...
Parce que moi l'amitié fille/garçon j'y crois.
[Est ce que tous ces nuages autour de toi ont amorti ta chute alors que tu allais t'écraser sur le sol. N'as tu rien appris. Tu t'élèves de nouveau, pour mieux redescendre ensuite].
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Mardi 13 Juin 2006
Par Rêveuse, Mardi 13 Juin 2006 à 18:58 GMT+2 dans AMNESIA
Rufus Wainwright. Une voix qui me pose délicatement sur un p'tit nuage où il n'y a personne pour me regarder vivre. J'écoute en boucle en tournant le dos au soleil. Malpolie.
Elle me dessine un coeur sur le bras avec écrit "jtm" à l'intérieur. Ce mot ne mérite pas d'être abrégé alors.
Mais je n'avais pas envie de l'effacer. C'est tellement rare que. Silence. La tête qui tourne et les pas qui s'emmêlent. L'encre s'étale sur mon bras. Je vogue mais je t'aime aussi. Salut demi-portion. J'apprends tellement en la regardant.
Je me tiens loin de l'écran, les mots me font mal et j'hésite à les écrire. Mes rêves partent progressivement en fumée. Claquage. J'aimerai pouvoir relire des "je t'aime". Les anges ont eux aussi des ailes noires. Je jette violemment les mots contre le mur. Il a bousillé son enfance comme il a bousillé l'image que je m'étais faite de lui. J'aimerai tellement ne plus y penser. J'aimerai tellement avoir agi différemment.
Tu vois, je n'y peux rien, ce monde n'est pas pour moi, ce monde n'est pas le mien.
Je m'acharne pour recevoir un bon bulletin, c'est le seul moyen pour que mes parents soient fière de moi.
On chante sans prendre le temps de s'écouter et nos rires s'éparpillent dans toute la maison pièce.
J'ai besoin d'affection et de sentir que je suis entourée.
Les vacances arrivent. Finalement je n'échapperai pas à la plage et au maillot de bain. Et puis plus d'ordi pendant 2 mois. Plus d'endroit où écrire et plus personne à qui parler. Même si. Merde.
Comme avant, je n'ose plus toucher à la balance. Mes hanches ressortent de plus en plus et on hésite pas à me le rappeler. Il et Elle me manquent. Le ciel hurle. Je n'ai pas le choix. Pardonne-moi.
[Je ne voulais pas gâcher ton temps ni dépasser les limites. Je voulais seulement me rapprocher de toi. Maintenant il semble qu'à chaque pas je perds mon souffle]. 
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Dimanche 11 Juin 2006
Par Rêveuse, Dimanche 11 Juin 2006 à 19:03 GMT+2 dans AMNESIA
Je ne sais pas pourquoi mais j'aime bien quand les veines ressortent. Je joue avec. Un nuage de fumée s'installe autour de moi et me ferme la porte au nez. Le paquet se vide trop vite. Je n'y arrive plus. Les gens sont heureux et moi je ne comprends pas. Le feu d'artifice a sû cacher mes larmes. Je me sens mal. Mon regard se perd sur les gens qui baissent les yeux en me regardant et qui continuent leur route sans un mot en parlant discrètement. Parano.
Pauvre conne, je fais autant pitié que ça?
J'ai hésité à me joindre à lui et finalement j'ai refusé. Immobile. Non. Je m'enfonce dans le sol à cause du poids des maux. Et je suis tellement minable face à tout ça. Malgré toutes ces couleurs j'ai encore l'impression de tout voir en noir et blanc. Je me suis forgée un monde pourri finalement. J'étais bien, installée tout en haut avec lui. Ça me faisait rire de voir enfin quelque chose qui ne résiste pas à mon poids et de voir tout le monde en bas, à attendre qu'on tombe. Comme des fourmis affamées. Je n'avais pas peur de la chute et je sentais mes mains s'écorchées sur le tronc.
Oh non ne pleure pas mon ange, non ce n'était qu'un mauvais rêve. Je me souviens. Il y a quelques marques indélébiles qui se sont affirmées récemment. J'ai peur de la suite. Peur de ce qui arrive après la pluie.
Non, chez moi ce n'est pas un arc-en-ciel demoiselle.
[Mon regard restera en l'air pour fixer tous ces rêves enivrants que je ne vivrai jamais. Subir des échecs n'est pas une défaite mais un entraînement de valeurs. Et la lumière brille à jamais]. 
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Vendredi 9 Juin 2006
Par Rêveuse, Vendredi 9 Juin 2006 à 13:05 GMT+2 dans AMNESIA
Tout s'est trop vite enchaîné. Elle qui part s'envole en me laissant seulement un mail et une autre qui revient après deux ans de silence de remise en forme. Je ne sais pas quoi en penser et je suis incapable de répondre à son mail.
Malgré la distance qui nous sépares, je regarde les étoiles en sa compagnie. Il y en a trois qui scintillent un peu plus que les autres. Il les voit lui aussi. C'est les mêmes. Le ciel est haut et on se trouve tous en dessous. Comme dans une boîte ou la seule issue se trouve tout en haut, juste derrière les nuages. Je suis un de ces pions qui ne sert à rien, qui compte pour du beurre parce que je perds trop vite. Mais je suis bonne perdante.
J'aimerai être un oiseau et m'envoler avec toi.
On voit tous la même chose. Chut. Alors. Tu crois que je me ferais mal, si je saute de l'avion et que je tombe sur mon nuage? Il y a des larmes qui coulent juste derrière mes yeux pour que personne ne remarque que je joue au titanic.
Toutes les remarques, je n'arrive pas à les effacer. Elles sont dites inconsciemment et pourtant. Un coup de gomme ou d'éponge et j'oublie tout, ça serait tellement bien.
Mon oreille siffle, c'est elle qui dit encore des vilaines choses.
Je redescends un peu plus bas, je pèse moins lourd. Une plume. Je recommence à flotter dans mes pantalons. La motivation est partie un peu avant le mail. Retour à l'expéditeur. Tu reviendras dis? Bonne route et pense à redescendre de ton nid pour me dire bonjour quelque fois. Je vais m'enfuir avec un cheval tout à l'heure et je vous laisserai tous là. Bande de. Elle passe, et repart sur un bisous écrit. Bye.
[J'essaye de faire mon chemin vers toi mais je me sens toujours aussi perdu. Je ne sais pas ce que je peux faire d'autre. J'ai vu tout ça et ce n'est jamais assez. Ça ne m'empêche pas d'avoir besoin de toi]. 
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Mercredi 7 Juin 2006
Par Rêveuse, Mercredi 7 Juin 2006 à 18:32 GMT+2 dans AMNESIA
Toutes les choses que je veux dire ne sorte pas correctement.
J'étais pourtant persuadée que les mots n'allaient pas me lâcher. Pas maintenant. Je pensais que j'allais réussir à tout étaler ici. Enfin presque tout.
La bougie a envie de dormir elle aussi.
Je trébuche sur les mots mais ça ne me fait plus mal. J'ai pris le temps de me construire un petit lit douillet, uniquement avec du coton. Le temps passe trop vite.
Maman les gens dorment tous à cette heure-çi. Que je ris ou que je pleure, personne ne m'entendra.
Je passe une bonne partie de mes nuits allongée dans mon balcon, blottie comme une petite fille en manque d'affection sous sa couette. Je regarde les étoiles avec une musique de fond. Je rêve en couleurs. Le ciel à un nouveau papier peint avec des petits points jaune un peu partout. Il me fait toujours sourire. Les mots s'écrivent sur le mur et se déchirent pour en faire de beaucoup plus intenses. La fin est belle dans mon film.
J'ai même confondu une étoile filante avec un avion. Quelle conne. Monsieur vient d'avoir ses 17ans et j'avais oublié. On se reverra, laisse-moi y croire encore.
J'aimerais pouvoir écrire la nuit sans cette appréhension qui me taillade. J'ai peur du silence quelque fois.
J'ai vu une p'tite puce que j'ai connu en faisant mon stage. Elle a sauté dans mes bras avec son sourire contagieux. J'avais les larmes aux yeux juste parce que ça fais du bien de sentir qu'on a pas était oublié.
Impossible de vous expliquer.
On a organisé une petite partie de foot avec pleins d'enfants qui finalement a duré toute l'après-midi. Ma tête est pleine de nouveaux souvenirs. Tout est si beau en ce moment.
J'ai juste envie de profiter. Samedi feu d'artifice.[Le silence est d'or mais je pense qu'il va me tuer à présent. Tout ce que j'ai vu ne semble pas me faire échouer maintenant. Personne ne m'avait dit que le monde pouvait s'écrouler]. 
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Dimanche 4 Juin 2006
Par Rêveuse, Dimanche 4 Juin 2006 à 19:16 GMT+2 dans AMNESIA
J'étais là, assise au beau milieu des étoiles. Mon mp3 à l'écran bousillé dans les oreilles et une cigarette entre les doigts. Juste ça. Elles n'ont pas pu faire la fête longtemps. C'est moi qui annonce le couvre feu ici. Mon sac à larmes est vide lui aussi. Je deviens toi. Je me suis encore perdue.
T'en fais pas, je ne lâcherai pas plus ta main.
Je passe le balai en repoussant toutes les mauvaises choses qui se sont installés sans autorisation.
Paysage pittoresque bloqué par un code secret magique. Mon imagination est classé confidentiel. Même pas peur. Palpitation irrégulières d'un coeur qu'ils ont modelés sans en faire attention. Boum. Shplok. Aïe. Carpe diem.
Quel masque vas tu porter aujourd'hui? Pourquoi pas celui avec le joli sourire?
Elle m'a écrasé en virevoltant comme une folle. Elle m'a piétiné devant tout le monde et m'a ramassé ensuite à la petite cuillère. Pantin désarticulé, elle m'a cassé déboîté et rafistolé avec du scotch. P'tit Pinocchio. Ya des larmes qui coulent quand je rigole. Laisse-moi m'amuser avec les mots. Ya l'oiseau qui tourne dans tous les sens quand on souffle. Regarde le fossoyeur il est en train de me préparer ma nouvelle chambre. Je lui ai rien demandé pourtant.
Vilain, mets-y un peu de couleurs quand même.
[Si je pouvais toucher le silence maintenant. Tu sais que je le ferais si je savais comment faire pour que ces intentions reviennent. J'entends sans écouter et je crois tous les mots que tu ne dis pas. Je parle sans aucun bruit]. 
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Vendredi 2 Juin 2006
Par Rêveuse, Vendredi 2 Juin 2006 à 16:48 GMT+2 dans AMNESIA
J'ai l'impression de me revoir au jour de la rentrée. Comme si la fin était identique au début. Noyée dans un silence.
Nostalgique. Tout a tellement changé. Mes hauts sont toujours trop grands mais j'aime quand ils recouvrent mes mains. Comme ça ya que les doigts qui parlent, un peu comme sur un piano. Je tape sans regarder et tant pis si il y a des fausses notes. Je joue avec ma vie. J'écris une histoire sans envisager la fin.
J'te laisserai la finir mais tu peux lire avec une petite voix cassée s'il te plaît? Moi j'y arrive pas. Personne a voulu m'apprendre.
Mes mots ont grandi eux aussi. L'enregistrement je ne l'ai jamais effacé. J'ai écouté en fermant les yeux.
Des rires d'enfants ont parcouru mes rêves en y mettant un peu plus de couleurs, ils ont même débordé.
Ils sont juste revenus pour me dire de ne jamais oublier.
Comme des anges.
Je ne dois pas pleurer mais sourire. Première fausse note. Tu sais la magie elle ne s'efface pas si tu y crois vraiment.
J'ai rien oublié, j'te jure. Chante-moi cette chanson une dernière fois pour la première fois.
"Je les entends déjà nous dire qu'il est trop tard, qu'il est trop tôt. Que fabriquer des souvenirs, ça sert à rien mais ça tient chaud...".
C'est ça la vie je crois. Non je ne pleure plus. Je ne saigne plus non plus. C'est grâce à toi tout ça. Avance. Je t'aime.
[Si le bonheur est chronophage, les nuits sans rêve sont trop longues... Laissons-les scruter les cadrans, moi j'ai pris le temps d'arriver... Les gens pressés sont transparents. Tenons-nous loin des sabliers...]. 
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